Un volume imbalance est l'écart entre les corps de deux bougies voisines alors que leurs mèches se recouvrent. L'ouverture de la seconde bougie est détachée de la clôture de la première, mais le prix est tout de même passé dans l'intervalle — par la queue.
D'où la différence avec le FVG : là-bas le segment est entièrement vide, ici des mèches l'ont traversé.
Comment on le trouve
On prend deux bougies voisines et on compare les frontières de leurs corps. Dans le cas haussier, le bas du corps de la seconde bougie doit être au-dessus du haut du corps de la première — et en même temps le plus bas de la seconde bougie ne doit pas être au-dessus du plus haut de la première, autrement dit les mèches se croisent quand même. Dans le cas baissier, en miroir.
La zone est l'intervalle entre les corps lui-même.
À quoi cela ressemble sur le graphique
Une fine bande entre deux bougies voisines — là où un corps s'est terminé et où l'autre n'a pas encore commencé. Les mèches, elles, se chevauchent, si bien que visuellement aucun écart au sens habituel n'est visible : les bougies semblent jointes, et l'intervalle ne se découvre qu'en regardant les corps.
C'est précisément pour cela qu'on le rate facilement à l'œil et qu'on le trouve facilement mécaniquement.
Différence avec un gap ordinaire
Un gap boursier est l'écart entre la clôture d'une séance et l'ouverture de la suivante, quand les échanges étaient interrompus. Là on n'a pas tradé du tout : ni par le corps ni par la mèche.
Dans un volume imbalance il n'y a pas d'interruption des échanges. Le prix est passé dans l'intervalle — les mèches le montrent —, mais les corps se sont écartés, c'est-à-dire que l'essentiel des transactions s'est fait au-dessus et en dessous, pas à l'intérieur.
La différence avec le FVG est autre : là-bas l'intervalle est entièrement vide, mèches comprises. Trois choses distinctes, à ne pas confondre.
Pourquoi il apparaît
En général quand le flux d'ordres devient brièvement unilatéral. Ouverture après une pause, sortie d'une nouvelle, déclenchement d'une accumulation de stops : le prix saute un segment, mais pas complètement — il a le temps de l'effleurer de la queue.
D'où le nom : il suggère que dans cet intervalle le volume est inégalement réparti. Bien que le volume lui-même n'intervienne pas du tout dans la définition — seuls comptent les prix d'ouverture et de clôture.
Pourquoi le seuil est plus souple ici
Les écarts entre corps sont bien plus fréquents que les FVG et en moyenne plus petits. Il est donc raisonnable de garder pour eux une exigence de taille plus souple : avec la même barre que pour les écarts ordinaires, il ne resterait presque rien.
Comme pour le FVG, il est sensé de mesurer la taille relativement au mouvement habituel de l'instrument plutôt qu'en valeurs absolues.
Les traversés ne sont pas affichés du tout
Ici une différence avec les autres déséquilibres. Pour le FVG, un écart traversé de part en part reste sur le graphique comme travaillé et peut donner une inversion. Pour le volume imbalance, si le prix a déjà traversé la zone jusqu'à la frontière lointaine, l'objet n'est simplement pas créé.
La raison est l'échelle : ces zones sont nombreuses et petites, et garder sur le graphique toutes celles qui sont travaillées reviendrait à y noyer le reste du balisage. Seules les fraîches et les touchées sont affichées.
Erreur de lecture fréquente
Prendre le volume imbalance pour un FVG affaibli et en attendre la même chose — que le prix « doive » revenir combler l'intervalle. Le balisage ne dit pas cela : la zone constate que les corps se sont écartés, et ne dit rien de l'avenir.
Deuxième erreur : y chercher du volume. Le nom induit en erreur : le volume n'intervient pas du tout dans la définition, seulement les prix d'ouverture et de clôture.
Ce que la zone ne signifie pas
C'est un écart entre des corps, rien de plus. Comme le reste du balisage, la zone décrit le passé et n'affirme rien sur un éventuel retour du prix.