Biais du survivant : le choix des instruments fausse-t-il le test ?

Le biais du survivant apparaît lorsque l’analyse conserve seulement les objets encore présents et exclut ceux qui ont disparu : actions radiées, fonds fermés ou jetons abandonnés.

Le présent ne reconstitue pas le passé

Tester depuis 2015 avec les membres actuels d’un indice introduit des informations futures. Des entreprises entrées plus tard apparaissent trop tôt ; celles exclues ou faillies peuvent manquer. Il faut reconstituer l’univers accessible à chaque date.

Exemple fictif

Dix instruments ont initialement le même poids. Huit gagnent 10 % et deux perdent 100 %. Sans rééquilibrage ni frais, le rendement simple moyen de l’ensemble initial vaut :

(8 × 10 % − 2 × 100 %) / 10 = −12 %.

En supprimant les disparus, on affiche +10 %. L’exemple explique le mécanisme, pas un rendement typique.

Les absences ont plusieurs causes

Une licence, une perte technique ou un identifiant changé peut aussi supprimer une histoire. Précisez la cause au lieu d’appeler toute omission biais du survivant.

N’ajoutez pas artificiellement des actifs réellement indisponibles au moment de la décision. Vérifiez compositions historiques, dates de cotation, radiations, paiements finaux, fusions et fractionnements.

Fixez le traitement des séries incomplètes avant les résultats et examinez son lien avec les mauvaises issues. Ne garder que des années favorables crée également un biais de sélection.

Voir Bailey et ses coauteurs et le protocole de test.

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